Max le Con, illustratrice et brodeuse résolument féministe

 
La séance photo du jour se déroule à mi-chemin entre les toits lillois et un ciel couvert d’été. Pour contrebalancer, je vous propose une plongée dans l’univers coloré, acidulé et osé de Max le Con !
 
Petit plaisir coupable pour ma part d’étendre avec elle un étendard féministe franchement assumé sur mon site, une thématique que j’affectionne particulièrement. Le sujet fétiche de cette illustratrice et brodeuse : questionner, retourner, surement même sublimer, le vulgaire et le politiquement incorrect lié à la sexualité, au genre et au rapport au corps.
 
Moment sympa entre discussion sur le poly-amour, dégustation d’infusion citron/gingembre/miel et facéties de lapin…
 
Le reste elle en parlera mieux que moi :
 
(Et je vous redonne rendez-vous en fin d’article pour un nouveau petit concours !)
 
 
 
 
 
 

TON HISTOIRE

 
Je m’appelle Max Le Con.
 
J’ai essayé de lancer pléthore marques (c’est mon nouveau mot), et puis j’ai remarqué qu’en fait je voulais surtout assumer de mettre en avant des sujets qui me font vibrer. Je dis souvent que je suis trois personnages : mon identité commune, Margarita la danseuse séductrice et Max.
 
Max c’est la personne qui assume de dire fuck à la société patriarcale et au « oh lala c’est vulgaire ». Les gens aiment le cul, aiment les corps, ils ont envie de vivre leurs relations avec les autres et eux mêmes avec plus de légèreté, alors si je peux illustrer un peu tout ça, c’est cool. J’essaie de ne pas mélanger mes trois personnages mais ce n’est pas facile, pour ici contentons nous de parler de Max qui va incessamment sous peu sortir du con de sa mère.
 
Pour l’instant je crée des produits « culottés et colorés », demain je ferais peut-être des pots en céramique, au moins je peux garder le même pseudonyme.
 
 
 
 
 

 
 
 

TON TRAVAIL

 
 
J’ai une facheuse tendance à m’éparpiller, souvent je fais un truc une fois et c’est tout. Pour m’aider j’ai choisi des sujets que je peux explorer avec plusieurs techniques. La vulve, la poitrine, les fleurs et les phrases du cul.
 
J’ai commencé en les dessinant avec mes 3 techniques chouchou, les crayons de couleurs, les feutres de calligraphie et les poscas. J’essaie de mélanger tout ça pour obtenir des dessins colorés et naïfs.
 
J’ai aussi décidé de broder, utiliser cette technique de grand mère pour être vulgaire me fait rire. J’ai toujours récupéré des tissus et des laines un peu partout, notamment chez emmaus. J’adore la laine, c’est à la fois grossier, tactile et plein de détails. Broder à la laine, c’est grossier, ça va vite et ça me permet de faire des broderies qu’on a envie de toucher et de caresser.
 
 
 
 
 

 
 

TES INSPIRATIONS

 
J’ai passé mon année de salariat à me faire chier et donc à me perdre sur pinterest. Les gens se marrent en voyant mon appart’ clairement instagrammable.
 
Je pioche mes inspirations graphiques un peu partout, même si j’adore Cy et de nombreux tatoueurs comme Chantal Frontale ou Tia Veo.
 
J’ai dessiné pendant de longues années aux feutres fins noirs, de façon très épurée, des dessins qui donnent un peu le sentiment d’être inachevés. L’année dernière j’ai voyagé, à Marrakech et surtout au Mexique. Ça a littéralement changé mon travail. Il y en a partout : des graffitis de toutes les couleurs, des robes et jupes énormes couvertes de broderies, des pompons, la mer bleue turquoise… Ça a débloqué en moi une grosse sensibilité aux couleurs flashy. J’essaie de ne pas faire que du pastel style scandinave mais plutôt créer une vibration entre les couleurs, à la limite du too much.
 
Sinon je suis une mordue de podcasts qui parlent du rapport aux genres, du corps, de sexe, tout ça. Écouter ça m’aide à dessiner des vulves sans doute, derrière mes créations il y a un peu de « les couilles sur la table », « the boys club », « generation XX »…
 
 

 

 


 

TON CLIENT DE RÊVE

 
 
J’aimerai retrouver mes illustrations et broderies sur des murs, ou des étagères, de cadres et de petits objets fétiches, dans un gros ensemble d’objets hétéroclites.
 
Je vais principalement toucher un public féministe ou très ouvert à ces questions mais j’espère tellement me retrouver chez des gens un peu coincés. Genre le cadeau de noël, le bénéficiaire qui se dit « tiens une broderie cool » et qui fait une petite moue gênée en se rendant compte qu’il est écrit « baiser comme des lapins ».
 
J’ai envie de choquer les coincés qui ne sont pas capables de parler de « minette », « zezette » ou de « faire rm rm ».
Sérieux, c’est fini tout ça ! Arrêter de regarder des films en cachette et allez discuter avec vos copains de ce qui se passe dans votre vie ! Vous vous rendrez compte que vous n’êtes pas le seul à débander en mettant une capote, à être insensible de la poitrine ou à galérer à vous mettre à la cup !
 
 



 

TES CONSEILS POUR SE LANCER

 
Au pire, tu testes, tu rates, tu feras autre chose et au moins tu n’auras plus cette petit voix dans la tête.
 
Le pire c’est de se dire « je ferai bien ça » et effectivement je connais de nombreuses personnes qui n’osent pas quitter leur stabilité salariale. La France fait bien les choses pour vous aider quelques mois. Parlez en autour de vous, vous allez forcément trouver un mentor qui vous donnera envie d’avancer.
 
J’en profite pour faire un petit coucou à « la petite tête noire », il y en parlait autour de lui en me disant que les gens étaient pressés de voir mes créations, je n’avais plus le choix.
 
En parler, c’est votre gage pour avancer.
 
 




 


 

RETROUVEZ MAX LE CON

 
Sa boutique : sur Etsy
Facebook : Max le con
Instagram : @maxlecon
 
 

1 reply on “Max le Con, illustratrice et brodeuse résolument féministe”

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *